Départ…

Dimanche 31 juillet

Voilà, je crois que je suis parée au départ… Il reste quelques affaires à charger, mais je crois que j’ai prévu tout le matériel nécessaire pour mon mémoire, pour camper, pour visiter…
Hier, avec JP, on a acheté quelques éléments manquants, dont un guide touristique sur l’Autriche. En commençant à parcourir les trucs et astuces du guide, j’ai découvert que sur les autoroutes autrichiennes, il faut avoir une vignette. Il n’y a pas de péage à l’entrée, il faut avoir payé avant le droit d’y rouler pour 10 jours, deux mois ou un an ! Et l’amende, c’est 150€, alors que parfois on peut ne même pas s’être aperçu qu’on était sur une section payante ! Ce qui n’empêche d’ailleurs pas l’existence de péages pour quelques routes ou tunnels, par exemple. Ksss… c’est simple, ça ! Enfin bref, l’essentiel est de l’avoir vu avant d’arriver !
Sur ce, il est temps d’aller faire une bonne nuit de sommeil avant d’entamer la route….

Mémoire de recherche

Jeudi 28 juillet

Puisque c’est l’objet de mon voyage, il faut bien que je présente ce travail…
C’est une part de mon master qui s’étend sur les deux années de cours et de stage. Le but est de faire des recherches sur une question en lien avec le tourisme (puisque c’est un master tourisme), et d’arriver à des résultats qui n’existaient pas avant. Il ne s’agit pas seulement de faire un travail de synthèse, mais bien de créer des connaissances. C’est ambitieux, hein ?
A chaque semestre du master, on rend un travail. Au premier semestre, c’était « l’état de l’art thématique », un travail de synthèse des lectures faites sur le thème choisi par chacun en fonction de ses intérêts et de son projet professionnel. Au deuxième semestre, dans le « projet de mémoire », il fallait définir précisément la question de recherche, la problématique, et décrire la méthode. Au troisième semestre, « l’état d’avancement du mémoire » permettra de dire où on en est, en toute logique, et de parler des premiers résultats. Enfin, au quatrième et dernier semestre, chacun rédigera son mémoire à proprement parler.

En ce qui me concerne, j’ai choisi de travailler sur l’agritourisme, et plus particulièrement de comprendre pourquoi il y en a si peu en France. D’après ce que j’ai pu lire et voir, il y a bien de la demande pour visiter des fermes, y passer des vacances etc, mais il y a peu d’agriculteurs qui se lancent dans ces activités… Pourquoi donc ? J’ai encore un an pour trouver un élément de réponse, ou éliminer une hypothèse, ce qui serait déjà pas mal.
Mon outil principal sera les entretiens que je vais mener en Autriche, mais surtout en France, avec des agriculteurs et d’autres personnes impliquées dans le secteur. D’où le voyage en Autriche.

Par mots et par vents

Un vent de bonheur…

– Avis Touraine Terre d’Envol –

Pendant mon stage en Touraine, une opportunité exceptionnelle s’est présentée… On m’a proposé, au pied levé (!) un vol en montgolfière. Il fallait dire oui ou non dans l’instant, dire son poids (c’est important pour la durée de vol et tout…), et voilà ! Le soir, je suis donc partie un peu plus tôt du travail pour récupérer un pull (superflu… c’est plutôt une casquette pour me protéger du brûleur qu’il aurait fallu !) et mon appareil photo, et zou ! En route, ou plutôt en vol !

Vol en montgolfière d’une heure au-dessus de la Touraine, plus précisément du château de Brou (Saint-Epain) à… ben je ne sais pas en fait ! Avec Touraine Terre d’Envol. Oui, je fais de la pub, parce que si j’ai trouvé l’expérience aussi extraordinaire, c’est surtout grâce à eux. Des Lituaniens ! Forcément, quand le pilote a dit son prénom, j’ai compris d’où il venait et il m’est tout de suite devenu sympathique. En plus, il fait vraiment bien son métier ! On a participé à l’installation et au rangement de la montgolfière, il nous a raconté des anecdotes sur le paysage mais aussi sur les ballons en général, et même sur sa vie personnelle. Et à l’arrivée… aaaah, je ne peux pas décrire l’arrivée, parce que c’est un peu la surprise, la cerise sur le gâteau, et que comme je vous recommande le vol et la compagnie, je ne veux pas gâcher le plaisir !
Donc si vous allez en Touraine (et que vous avez le budget nécessaire, argl !), n’hésitez pas une seconde, ça en vaut la peine, et ça ne donne pas le vertige !

DSCF9852 - DSCF9870 -DSCF9901 -Photos du 18 avril – DSCF9876 -

Si on résume, mon avis sur Touraine Terre d’Envol, c’est que c’est génial ! Merci pour 2016, et peut-être à bientôt ?

Edit 22 décembre 2016 : ils ont mis en ligne une super vidéo sur youtube, où on voit même le château de Villeperdue, le village où j’habitais pendant mon stage (entre une minute et une minute sept) :

Leur site : http://www.loire-et-montgolfiere.com/

 

Mais au fait, pourquoi l’Autriche ?

Jeudi 28 juillet

« Pourquoi ? » La question classique… Mais cette fois, j’ai une réponse scientifique, si si !
Pour mon mémoire, je travaille sur les activités touristiques dans les exploitations agricoles : visites, hébergement… Il se trouve qu’en France, seulement 2% des agriculteurs proposent une prestation de ce genre. En Autriche, en revanche, ils sont 10%. Bon, en Suède, c’est carrément 20%, mais je ne parle pas suédois, et même si beaucoup de gens parlent anglais là-bas (il paraît, en tout cas), ça fait deux barrières linguistiques : entre le suédois et l’anglais pour eux, et entre l’anglais et le français pour moi… C’est trop. Ajoutons que la Suède, c’est cher, et que pour voyager en voiture, l’Autriche, c’est moins loin, et il n’y a pas de mer à traverser ! Même chose pour le Royaume-Uni et ses 7% : il faut traverser la Manche, et en plus ils roulent à gauche ! Alors j’ai décidé d’associer les raisons scientifiques aux raisons pratiques, et j’ai opté pour l’Autriche.
Et puis… il faut bien le dire, l’Autriche est un pays où je ne suis jamais allée et qui m’attire. Quitte à avoir fait des années d’allemand intensif, autant aller découvrir le deuxième grand pays germanophone !
D’ailleurs, en parlant de la langue… Pour ceux qui se poseraient la question, oui, on parle bien allemand en Autriche. A peu près comme on parle français au Québec ! Donc… je ne sais pas si je vais bien comprendre les gens. La majorité certainement, d’autant qu’à l’école, de ce que je sais, ils apprennent l’allemand « standard ». Mais certains auront un accent plus ou moins prononcé, et utiliseront des mots de dialecte… Alors on verra bien !

Par mots et par vont

Jeudi 28 juillet 2016

Depuis quelques années déjà, je voyage, je découvre… De la petite et méconnue Lituanie au grand-ouest canadien, de l’Allemagne moteur de l’UE au Royaume-Uni eurosceptique et bientôt même plus membre de l’Union…
En rentrant de Lituanie, j’avais dit vouloir mieux connaître mon propre pays, et c’est ce que j’ai fait cette année en découvrant Oléron pendant deux mois, et la Touraine pendant un long stage. C’est l’avantage d’une formation en tourisme comme la mienne : quand on est quelque part, ça fait partie du travail de s’atteler à visiter les lieux !
Cela dit, et même si ces deux expériences ont été riches et passionnantes, l’aventure me manquait. L’écriture aussi. Capturée dans le quotidien d’une formation intense, dans des compromis faits de mon propre chef, je déprimais un peu de ne plus être dans l’énergie d’un départ, de la projection vers des horizons lointains et nouveaux…
Alors quand mon tuteur de mémoire a demandé pourquoi je ne me servirais pas de la comparaison avec un autre pays pour étudier mon sujet, j’ai sauté sur l’occasion ! Les lectures de mon « état de l’art thématique » ayant permis de justifier un voyage, j’ai approfondi le projet, choisi la destination, je me suis débrouillée pour avoir un stage pas trop long qui me laisse le mois d’août libre, et voilà. Lundi, je pars en Autriche pour un mois ! En voiture, avec un GPS, une tente, un dictaphone, quelques précautions, mon appareil photo et toutes mes économies*, je vais sillonner les petites routes pour rencontrer des agriculteurs, et en profiter pour admirer les paysages de ce pays où je ne suis jamais allée mais qu’on me dit si beau.

Papillon par mots et par vont, c’est mon nouveau blog, celui qui suit Papillon lituanien, Papillon canadien, Papillon en Allemagne et Papillon gallois. Le troisième hébergé par mon frérot pour me sauver des griffes des dragueurs-spammeurs du précédent site, merci ! =D Mais ce ne sera pas seulement le blog du voyage en Autriche, ce sera le blog de mes pérégrinations par monts et par vaux au fil des années qui viennent, celui où je mets des mots sur mes voyages et mon quotidien… Car le quotidien aussi est une découverte !

J’en profite pour dire ou redire que les commentaires, même de deux mots, me font très plaisir. J’aime bien avoir de vos nouvelles, savoir ce que vous pensez de mes réflexions, si je me suis royalement plantée quelque part, si j’ai manqué quelque chose à trois kilomètres de mon camping, etc… Alors n’hésitez pas 😉

* Euh… pas dans la poche, hein. Pas la peine d’essayer de me braquer, ça ne donnera rien !