Stationner en Autriche

22 août

Le stationnement peut poser divers problèmes… D’abord, forcément, trouver une place. Et puis payer, parce que oui, en ville, c’est partout payant. Le plus surprenant, pour moi, c’est de voir que même les petites villes, pour peu qu’elles aient un tout petit peu de tourisme, mettent en place des horodateurs et compagnie. Bon, après tout, pourquoi pas ? C’est une rentrée d’argent utile, ça peut inciter à prendre les transports en commun aussi.

Pour moi, c’est plus agaçant quand un parking attenant à un musée, et qui semble ne servir que pour lui, est également payant. C’est un coût à ajouter au billet d’entrée que je trouve désagréable.

Je préfère le système où les grandes surfaces, les cinémas etc ont leur parking, réservé à leurs clients, et donc gratuit pour eux. Il est aisé d’en profiter quand on n’est pas là trop longtemps, ou qu’on associe une course chez eux à une autre activité.

Dans les grandes villes, il faut particulièrement se méfier, parce que la zone de stationnement payant est souvent l’ensemble du centre-ville. Un panneau à l’entrée l’indique, mais on ne retrouve pas de signalisation dans chaque rue ! Cela dit, la présence d’un horodateur est normalement un signe relativement clair…

Par contre, à Vienne, c’est plus vicieux ! Dans la rue de notre hôtel, pas de panneau ni d’horodateur… Comme le stationnement dans le parking privé de l’hôtel coûte 17€, ça nous a fait réagir. C’est un prix élevé à ajouter à la nuit, on voulait bien le payer si c’était nécessaire, mais pas si le stationnement dans la rue directement devant la porte était gratuit ! On est donc partis en quête d’informations, un soir… Et deux dames nous ont dit que oui, c’était bien payant de 9h à 22h (!!!), que les amendes arrivaient très vite, et que pour payer la place, il fallait aller au bureau de tabac. C’est donc ça ! Elles nous ont aussi dit que les 17€ de l’hôtel étaient un prix tout à fait raisonnable. En plus, comme il ne s’agit que de zone de stationnement court (entre 30 minutes et trois heures selon les parties de la ville), il faut revenir payer régulièrement ET déplacer sa voiture, car l’emplacement est contrôlé ! Si un véhicule a un ticket en règle, mais ne s’est pas déplacé, bam, c’est l’amende ! Pas de souci, nous avons donc garé la voiture sur le parking privé. Mais ça nous paraît quand même particulièrement compliqué pour des touristes, surtout qu’il n’y a vraiment aucun moyen de savoir que le stationnement est payant si on ne nous l’a pas dit avant…

De l’autre côté du miroir

Nous étions tranquillement installés dans un café avec JP, à savourer un café viennois pour lui, un chocolat viennois et une délicieuse « pâtisserie » pour moi.
Une dame est venue s’installer à une table en diagonale de la nôtre, et à commandé des Wienerle, ces sortes de saucisses du type de celles de Strasbourg, servies avec du pain et du raifort à l’allure de râpé.
Très intéressée, je l’ai regardée faire. Quand elle a pris une pleine bouchée de raifort, je me suis dit d’abord, admirative, que c’était une sacrée habituée. Puis je l’ai vue mâcher un coup. Un deuxième. Et là, son visage s’est décomposée, et elle a pris une bouchée de pain et une gorgée de boisson. Ah non, finalement, il s’agit d’une étrangère comme moi !

J’ai ri sans méchanceté, parce que je me suis dit que c’était exactement la tête que j’avais dû faire en prenant comme elle une pleine bouchée d’inoffensif fromage qui se révèle un agressif inconnu… J’espère juste que quelqu’un m’a vue au moment de ma découverte et a ri aussi, parce qu’avec du recul, c’est drôle !

Des conducteurs cools

J’ai apprécié la conduite en Autriche, parce que les conducteurs y sont très zens !
Bon, pour commencer, les limitations de vitesse y sont plus faibles qu’en Allemagne ou en France, le maximum sur l’autoroute étant à 120. De plus, les vitesses sont constamment modulées : dès qu’il y a un peu trop de circulation sur une portion de l’autoroute, la limitation est abaissée à 100, 80 voire 60km/h. Et tout le monde la respecte ! Résultat : pas d’embouteillages ! C’est génial…
Le respect des limitations, c’est un point important. Quand on est en train de doubler et qu’on roule pile à la vitesse maximale, voire un peu en-dessous, personne n’arrive en trombe derrière, personne ne colle pour qu’on se dépêche, les distances de sécurité sont maintenues. Ce qui est très relaxant, et évite de devoir se rabattre entre chaque camion.
Sur les petites routes de montagnes, les habitués avec des voitures plus puissantes que la mienne ne restent évidemment pas derrière moi. Mais ils ne doublent que quand c’est réellement possible, et ne font pas de forcing derrière en attendant. Encore un bon point pour rester (à peu près) sereine de mon côté !

Bref, les conducteurs autrichiens, je les ai bien aimés ! =)

Concert à Vienne

20 août

Aujourd’hui, avec JP, on a visité le Tiergarten de Schönbrunn, le zoo impérial de Vienne. On voulait voir les pandas, et on a effectivement pu admirer l’heureux papa de jumeaux nés il n’y a même pas 15 jours. Quant à la maman et aux petits, qui pour l’instant ressemblent plus à des rats qu’à des pandas, on les a vus dans 2 extraits vidéo. A part ça, le zoo ne m’a pas enthousiasmée. Le parc est très beau, mais les enclos ne sont pas immenses, et beaucoup de panneaux ne sont qu’en allemand, ce qui ne me gêne pas mais laisse JP de côté si je traîne trop. Bof quoi. Cela dit, ça avait l’avantage d’être plutôt ombragé et donc adapté à la météo, et fréquenté sans être bondé. On a même été servis très rapidement au restaurant le midi alors que la serveuse nous avait annoncé de l’attente.

Mais avant d’arriver au zoo, on s’est fait alpaguer par un monsieur qui vendait des billets pour les concerts dans le château de Schönbrunn. Très bon commercial, le gars a réussi à nous faire acheter immédiatement (enfin… après dix minutes de discussion et d’explications en anglais et en allemand…) nos places pour le soir-même, et en catégorie B plutôt que C. Ce qui, grâce à la Wien-Karte / Vienna Card achetée le matin-même pour 25€, et qui nous sert aussi de carte de transport pour 72 heures, nous a couté le prix normal de la catégorie C, et 17€ de moins que le tarif normal de la catégorie B. Belle économie, et amortissement immédiat de la Wien-Karte ! Moi qui me demandais encore si on avait bien fait de l’acheter, j’ai été rassurée !

Ce soir, nous arrivons donc en avance pour avoir de bonnes places dans notre catégorie.

Première surprise : ce n’est pas une salle de spectacle ! Les concerts ont lieu dans l’Orangerie du château, où sont installées une scène et des rangées de chaises, donc pas de gradins. Hum, on a bien fait d’arriver à l’avance ! Puisqu’on était si tôt, on a été placés au premier rang de la catégorie B, soit le huitième sur 35. Bingo ! Sachant qu’il devait y avoir un peu de ballet, c’était encore plus appréciable que s’il s’agissait juste de pouvoir admirer les musiciens.

Deuxième surprise qui fait encore plus apprécier notre avance : mais… ils ne connaissent pas le quinconce ou quoi ? Toutes les chaises sont alignées ! Il faudra qu’on leur apprenne, une prochaine fois ^^

Quand on regarde bien, les deux premiers rangs, ceux qui sont réservés aux VIP qui ont payé 95€ leur privilège, ben… il s’agit des mêmes chaises que nous, mais avec une housse rouge. Ah ah, en fait ce sont des gens qui se sont encore plus fait arnaquer que nous ! Parce que oui, mon impression à ce moment, c’est qu’on s’était un peu fait avoir. D’autant que le programme était en vente à 5€, et que ça m’embêtait de ne pas avoir ne serait-ce que les titres des morceaux qui allaient être joués, mais que je n’avais pas envie de payer encore. 42€ chacun, c’est déjà un gros budget pour nous… (C’est même ce qu’on appelle exploser le budget quotidien !)

Passé ce moment à tout critiquer, j’étais fin prête pour profiter d’une soirée magique. Parce qu’en fait, je critiquais en rigolant beaucoup. Après tout, l’essentiel était d’entendre la musique…

L’orchestre, dirigé par un chef très dynamique et visiblement plein d’humour, nous a joué pour la première partie des morceaux de Mozart, dont un extrait de la Flûte enchantée, et dans la deuxième partie du Strauss, dont, en toute logique, la valse le Beau Danube Bleu. Pour les airs d’opéras, un couple de chanteurs très, très au point. Et pour trois morceaux, un couple de danseurs. Bon, pour le troisième, qui était le Beau Danube Bleu, j’ai raté la danse, parce que j’ai fermé les yeux pour profiter au mieux de la musique avant qu’ils n’arrivent, et je ne me suis aperçu qu’à la toute fin que les danseurs étaient là… Je regrette un peu, mais en même temps, j’ai tellement apprécié la musique que je ne peux pas être triste. JP dit que j’ai vraiment manqué un truc, mais tant pis…

Tout était vraiment magnifique, entraînant, imagé… Le programme était vraiment accessible au grand public, car ces concerts ont lieu tous les soirs pour des gens qui ne s’y connaissent pas, en particulier les touristes. On le voit à la façon de « recruter » le public, dehors, à la sortie du métro qui amène au château de Schönbrunn et au zoo, et au fait que le vendeur nous a précisé qu’il n’y avait pas de code vestimentaire. On vient comme on veut, ce qui n’est pas le cas de tous les concerts de musique classique à Vienne !

On a tous les deux appréciés à fond, et on est ressortis enchantés de cette étape essentielle de notre séjour à Vienne. Parce qu’on avait bien envie d’assister à un concert en Autriche, mais qu’on ne savait ni où ni comment, qu’on ne savait pas quel compositeur, quel type de musique, quelle salle de concert pourraient convenir. Du coup ce vendeur est tombé à pic, et on est ravis qu’ils nous ait convaincu de prendre la catégorie B ET d’être arrivés suffisamment en avance, parce que ça nous a permis de profiter aussi de la danse, en quelque sorte le « bonus » de ce concert. Qui s’est conclu sur une prise de selfies du chef d’orchestre dans le public. Quand je vous disais qu’il avait de l’humour…

Bilan de 18 jours en solo

Jeudi 18 août

Demain, je prends la route direction l’aéroport de Vienne, où je vais chercher JP qui me rejoins pour la suite du séjour. C’est donc le moment de faire le bilan de la première partie du séjour.
18 jours au total depuis lundi 1er août, jusqu’à ce soir, dont seulement 15 intégralement en Autriche. 2 000 kilomètres parcourus, dont 1 000 en Autriche. 6 hébergements différents en France et en Autriche : une chambre de F1, une hutte en bois dans un camping, une tente classique dans un autre camping, une pension, un hôtel, une chambre (plus ou moins) dans une ferme. 4 lieux dans 2 Länder autrichiens qui m’ont servi de « base », des villes et villages visités, une multitude de clochers photographiés. Des sites touristiques et des sentiers de randonnée parcourus. Environ 150 000 pas, soit une centaine de kilomètres à pied ! (Euh, on se calme, par rapport à des randonneurs ce n’est rien, mais bon… Par rapport aux 100 mètres que je parcourais chaque jour pendant le stage, hein !) X€ dépensés ? J’préfère même pas l’savoir ! (Mais j’envoie tous mes remerciements à Indigo grâce à qui deux mois de travail l’été dernier financent sans sourciller un mois de voyage cette année. Vivent les heures sup’ ! Et heureusement que l’Autriche n’est pas chère.) Une quarantaine d’articles sur ce blog. A peu près 500 photos (argl !) déjà datées et légendées (ouf !). 10 séances de méditation. 5 ou 6 livres (ou 7 ?) enfin terminés, ou lus de bout en bout : contes, romans policiers, philo, ouvrage historique et humoristique (en allemand et dialecte tyrolien, celui-là).
6 vrais entretiens avec des agriculteurs, trois visites plus ou moins anonymes, deux entretiens avec des responsables d’Urlaub am Bauernhof.

En chiffres, c’est pas mal ! Pas de doute, j’ai été active, j’ai fait des choses que je n’avais jamais faites, acquis des connaissances sur l’agriculture et le tourisme, appris quelques mots de vocabulaire, développé ma capacité à conduire en montagne et à comprendre l’accent autrichien, campé seule même si c’était dans un camping, abordé des gens (un peu…), mangé des aliments que je ne connaissais pas…
Je n’ai pas vraiment été « à l’aventure », puisque finalement j’ai toujours maintenu un cadre : toujours réservé le logement suivant avant de quitter le précédent, toujours pris le GPS avec moi. Mais après tout qu’importe ? Je ne suis pas une grande aventurière, mais j’ai dépassé mes frontières personnelles, quelques pas tous les jours, et c’est toujours ça de gagné !
Bon, parfois j’ai été ridicule ou prise en défaut, aussi. Comme quand je me suis débattue avec un bocal de courgettes de la maison jusqu’à ce qu’un touriste à côté me propose de l’ouvrir. Ou quand j’ai espéré ne pas payer une demi-journée de stationnement sur un parking où je m’étais arrêtée juste le temps de pique-niquer et que le gars qui contrôle (pas du tout l’air d’un contrôleur…) est arrivé et m’a dit d’aller payer. Bon, du coup j’ai payé, et en partant un quart d’heure plus tard, j’ai remis mon ticket valable encore 4h45 à la borne. Je n’ai pas l’impression d’abuser, et ça a peut-être fait un heureux.
Et au final… si on résume… Ma foi, je suis très heureuse. Ca a été un peu difficile au début, mais j’ai aussi eu de grands moments de bonheur, que ce soit après l’adrénaline du télésiège ou la fatigue d’une randonnée, en sortant d’un entretien particulièrement enrichissant ou en découvrant une jolie église sur l’autoroute, en dégustant du salami tout juste acheté en haut d’une montagne ou en profitant de l’eau tiède du lac de Constance, en admirant une peinture gigantesque d’un réalisme à couper le souffle ou en renseignant des touristes autrichiens (!), en appréciant le confort d’un oreiller dans un nouveau lieu ou en observant les étoiles filantes, en réussissant une belle photo ou après une conversation avec ma soeur ou JP…
Tous ces moments de bonheur tranquille ou d’euphorie, je veux les garder précieusement au fond de mon coeur, pour y puiser énergie, optimisme et sérénité dans les moments plus difficiles qui ne manqueront pas de venir.
18 jours… c’était une bonne durée. J’ai l’impression d’avoir vécu l’essentiel de ce que pouvait m’apporter un tel voyage seule, et maintenant j’entame avec enthousiasme la seconde partie, les vacances en amoureux =)

Pas che’w, pas che’w !

Jeudi 18 août

C’est vrai, voyager seule comme je le fais, c’est cher. Hébergement payant toutes les nuits, seule dans la voiture…
Quand une chambre coûte le même prix qu’on y soit deux ou un, ou au camping quand on paye l’emplacement, la tente, la voiture plus cher que le prix par personne, être seule n’est pas avantageux. Même chose pour les frais d’essence, de péage, de stationnement.
Maaaais…
En Autriche, la vie ne semble pas chère, en tout cas pour les touristes !
Pour commencer, le sans plomb 95 (le « super », ou « super 95 », ici), coûte entre 1,09€ et 1,19€, généralement plutôt autour de 1,10. En France, il est à 1,24 minimum, et en fait plutôt autour d’1,30 ou 40, en tout cas quand je suis partie. C’est donc plutôt intéressant. Bon, ok, sur 2000 kilomètres, en admettant que je consomme 6 litres aux 100 kilomètres (euuuh… c’est probablement plutôt optimiste), et que j’économise 20 cts du litre, ça ne fait guère que 20 ou 30 € d’économie. Mais c’est pas grave, c’est l’effet psychologique !
Là où l’économie est réelle, c’est quand je paye 25 ou 29€ une chambre avec salle de bain et toilettes privées de plus de 20 mètres carrés, ou avec un grand balcon, et petit-déjeuner inclus ! Parce qu’en fait, c’est le prix de la petite chambre de F1 avec sanitaires sur le palier, en France. Petit-déj en sus. Donc là oui, ça fait plaisir !
On peut parler aussi du billet d’avion de JP. 60€ le Paris-Vienne, c’est moins cher que d’aller en train à Montpellier !
Alors, envie de vacances pas chères ? Bienvenue en Autriche !

Le revers de la médaille ? Comme je discute aussi avec les professionnels du tourisme, et que c’est ma formation, je vois bien le problème : 25€, ce n’est pas cher payé, et ce n’est pas ça qui rémunère vos heures et amortit l’investissement. Mais il y a paraît-il trop de lits en Autriche et surtout dans le Tyrol, alors c’est la guerre des prix, sauf pour ceux qui arrivent à se différencier sur autre chose… C’est d’ailleurs là que les vacances à la ferme peuvent faire leur beurre (ah ah…) : les agriculteurs ont quelque chose que les autres ne peuvent pas imiter ! S’ils y ajoutent la qualité, ils peuvent tirer leur épingle du jeu (ou de la botte de foin) !

Je collectionne les clochers…

Mercredi 17 août

Depuis le début du voyage, j’ai un coup de coeur pour les cloches d’églises, parce que beaucoup ont un toit en forme d’oignon, ou de bulbe pour faire plus poétique. Parce que si l’Âne m’entendait, il ne manquerait pas de me dire que « persooonne n’aime les oignons ! »
Bref. Quand j’en vois un, je m’arrête pour prendre une photo. Ce n’est pas toujours évident, parce qu’il faut trouver à me garer, avoir un point de vue correct, et ne pas me mettre en retard pour mes rendez-vous. Cela dit, souvent, je repère à l’aller et je photographie au retour.
Mais des fois, c’est complètement impossible de s’arrêter, et comme je suis seule dans la voiture, il n’y a pas de passager pour prendre des photos pendant que le conducteur poursuit sa route. Ca m’est arrivé plusieurs fois sur l’autoroute, et je trouvais ça particulièrement dommage pour une très belle église entre Innsbruck et Finkenberg ou Brandenberg. Sauf que… j’ai fini par m’apercevoir, hier soir, que l’aire de repos juste à côté permet d’aller à pied à cette église ! Ravie, j’ai fait une pause, une balade d’une demi-heure autour de l’église, et j’ai rajouté la photo du clocher à ma « collection ».

A Innsbruck, lundi, j’ai fait une véritable provision ! Le comble, c’est que j’ai visité l’église de la Cour, la Hofkirche, et que j’ai oublié de prendre son clocher en photo, alors que c’est la seule église où j’ai vraiment passé du temps ! Dans ce cas, on dit merci (wi)ki ?

Bref, sans plus attendre, voici un florilège des clochers à bulbe d’Autriche. Je complèterai au fur et à mesure !

Karlskirche A12
Karlskirche – l’église de l’autoroute A12 Un arrêt sur l’aire accessible dans la direction Innsbruck-Salzburg
Karlskirche A12 2
Karlskirche – un autre point de vue
2016 08 15 Innsbruck (7)-
Innsbruck – Certains méritent rénovation, mais c’est en cours !
2016 08 15 Innsbruck (27)-
Innsbruck – En réalité, ce clocher ne penche pas
2016 08 15 Innsbruck (51)-
Innsbruck – avec de belles horloges
2016 08 15 Innsbruck (84)-
Innsbruck – différentes couleurs
2016 08 15 Innsbruck (85)-
Innsbruck – la même en moins zoomée !
Andelsbuch
Andelsbuch – à la descente du télésiège, l’église et un petit bout de village
Chapelle Sibratsgfäll
Sibratsgfäll – turlututu chapeau pointu ! Pas de bulbe à Sibratsgfäll, ni sur la chapelle de la montagne si sur l’église du village. Joli pourtant…
eglise Grossdorf
Grossdorf en perspective
Doren
Doren – Par mauvais temps
Grossdorf
Grossdorf – Un autre point de vue
Hittisau
Hittisau – Mais est-ce vraiment un bulbe ?
Krumbach
Krumbach – même question
Neustift im Stubaital-
Neustift im Stubaital – Dont l’intérieur mérite le détour
Rattenberg-
Rattenberg – Vue du bulbe

 

 

Rattenberg
Rattenberg – un autre clocher
Sibratsgfäll
Sibratsgfäll – L’église du village

 

Les tarifs de la poste

Lundi 15 août

Aujourd’hui, j’ai mis à la boîte aux lettres un paquet de cartes postales, parce que j’ai eu une crise de postcrossing hier ! J’ai écrit 8 cartes, je crois, et encore 3 aujourd’hui…
Il faut dire que le tarif des timbres est avantageux !
80 centimes pour toute l’Europe, pas seulement l’UE ! Comparé à un euro en France ou une livre au Royaume-Uni, c’est chouette !
Ca c’est ce que j’avais en tête. Sauf qu’aujourd’hui j’ai découvert que pour le reste du monde, par contre, c’est 1,70€, alors qu’en France c’est 1,25€, et au Royaume-Uni je ne suis plus sûre, mais il me semble que c’était tarif unique pour l’étranger, donc une livre aussi.

En tout cas, je vais recevoir plein de cartes postales quand je serai rentrée en France, et je me réjouis d’avance ! Le facteur de la Cité U va très vite savoir que je suis revenue, ah ah ! J’aime bien imaginer ce que pense le facteur qui voit tout d’un coup brutalement augmenter la fréquence des cartes postales du monde entier… A Villeperdue, ça doit être encore plus marquant que dans une résidence universitaire où habitent des étrangers.

Quelques photos pour découvrir l’Autriche de tous les jours

Distributeur de fromage !
Distributeur de fromage !
Et dedans : mmm....
Et dedans : mmm….

 

 

2016 08 10 Sibratsgfäll (32)-

Le même système d'accroche de rideaux qu'en Allemagne
Le même système d’accroche de rideaux qu’en Allemagne
Frittatensuppe : bouillon et lamelle de pancakes, exquis !
Frittatensuppe : bouillon et lamelle de pancakes, exquis !

 

 

 

 

Et plein de voitures sans plaques. N°1
Et plein de voitures sans plaques. N°1
N°2
N°2 – A vendre ou à l’abandon ?
N°3 - Sûrement un peu des deux !
N°3 – Sûrement un peu des deux !

 

Des miroirs partout... Ca c'est l'effet routes de montagnes
Des miroirs partout… Ca c’est l’effet routes de montagnes

 

La couette ferme avec des boutons, rien de surprenant, mais il n'y a pas de "bout qui dépasse" pour border. La forme des housses de couettes françaises avait étonné ma coloc autrichienne l'année dernière
La couette ferme avec des boutons, rien de surprenant, mais il n’y a pas de « bout qui dépasse » pour border. La forme des housses de couettes françaises avait étonné ma coloc autrichienne l’année dernière

Changement de décor

Samedi 13 août

Aujourd’hui, j’ai changé de région !
Mais d’abord, je suis allée voir la fabrication de fromage sur un alpage. C’était très étrange, parce que j’étais la seule touriste pendant deux heures avec le paysan, à le regarder travailler et donner un coup de main de temps en temps. Bon, je suis lucide, les coups de main c’était surtout pour m’impliquer, en réalité je n’étais pas d’une utilité fabuleuse !

Porcelet bien nourri aux "déchets" de fromage
Porcelet bien nourri aux « déchets » de fromage

Mais c’était intéressant. J’ai posé plein de questions, et à défaut de découvrir complètement comment on fabrique un fromage, j’ai découvert du vocabulaire supplémentaire.
J’ai aussi goûté de la « soupe de fromagerie », « Sennsuppe » (« Sennerei » étant la fromagerie d’alpage, la laiterie, c’est-à-dire un peu plus que ce que nous dit Leo, qui n’y voit que le processus). C’est un produit un peu particulier qui nécessite une explication : dans la grande cuve de lait, l’ajout de la présure fait former plein de petits « grumeaux » qui sont récupérés à l’aide d’un grand tissu, c’est le fromage. Il reste le « petit lait », « die Molke », qui est chauffé encore à 84°C. A ce moment, les matières grasses encore présentes remontent à la surface, elles sont récupérées pour refaire du beurre (!). Alors c’est chauffé encore, jusqu’à 91°, et cette fois, ce sont les protéines qui coagulent, et ça fait la fameuse « Sennsuppe ». J’ai eu le droit à une assiettée, et je m’en tire bien, c’est bon et j’ai tout mangé ! Ca m’a fait penser aux caillebottes de Mamie, sauf que c’était chaud et moins sucré, et que ce n’est pas du tout la même fabrication puisque les caillebottes sont faites avec le lait…

2016 08 13 (14) Sipperseg visite Alp Gerisgschwend-
La cave… enfin une partie !

Je n’ai pas acheté beaucoup de fromage à la fin, parce que d’une part j’en ai déjà acheté ailleurs, et d’autre part j’ai encore deux semaines à passer 2016 08 13 (17) Sipperseg visite Alp Gerisgschwend-sur les routes, avec une glacière, certes, mais pas toujours de congélateur pour refroidir mes pains de glace…
Ce n’était pas forcément une visite très utile pour répondre à ma problématique de mémoire, parce que c’était difficile de poser des questions précises alors que j’étais là « incognito ». Par contre, c’était important pour comprendre le système agricole du Vorarlberg, et donc de l’Autriche.

Cet après-midi, j’ai donc fait la route vers le Tyrol, sous le soleil. Parce que oui, il a fait gris et froid depuis que je suis arrivée dans le Bregenzerwald, et il fait beau pile le jour où je fais la route !! Mais ça va, la chaleur était largement tenable par rapport à mon arrivée le 3 août, et je n’ai pas vu le moindre embouteillages !!! Malgré quelques zones de travaux, malgré les touristes, malgré les panneaux qui indiquent « attention risques d’embouteillages », pas un seul ! Et c’est là qu’on est sûr à 100% de ne pas être en Allemagne. Z’ont tout compris ici =D
Bon, par contre, j’ai moins apprécié les tunnels, mais ça c’est la faute à la montagne ! Et puis je me dis que je préfère ça aux montées et descentes interminables et en lacets. Quand même, je suis passée par tellement de tunnels que je n’en ai pas tenu le compte. Ils avaient une longueur généralement comprise entre 500 mètres et 5 kilomètres et des poussières, mais l’Arlbergtunnel a lui une longueur de plus de 15 kilomètres ! C’est long, sans radio… Et ça coûte 9,50€ ! Ca, je ne m’y attendais pas, et d’ailleurs je n’ai pas vu de panneau qui l’annonçait… ou alors je n’ai pas compris, parce que je ne fais plus attention aux panneaux qui annoncent une section où la vignette est obligatoire et que j’ai pu ne pas prêter attention à un qui était légèrement différent… Comme en plus le péage était à la sortie du tunnel dans le sens Vorarlberg->Tyrol, c’était trop tard quand je m’en suis aperçue, et ce n’est pas grave.

2016 08 13 (21) aire proche Innsbruck-
Depuis une aire d’autoroute près d’Innsbruck

En passant d’une région à l’autre, j’ai déjà bien vu les paysages changer. Le Vorarlberg, c’est des montagnes de prairies. Il n’y pousse rien d’autre que de l’herbe, ou des arbres, mais pour le coup les arbres sont relativement variés. Les vallées y sont étroites, il n’y a pas vraiment de zone plate : même dans les villages, dès qu’on sort de la voie principale, on monte (ou on descend, quoi… mais on monte plus souvent). Et l’habitat est extrêmement dispersé ! Ca, pour moi, c’est ahurissant : il y a des maisons partout ! Les bourgs ne sont pas denses, mais on dirait presque qu’il n’y a pas de lieu isolé, et d’ailleurs ça m’a marquée en me baladant : on peut rarement prendre plus d’un virage sans rencontrer une ferme ou une maison, souvent qui a des chambres à louer, d’ailleurs.

L'habitat dispersé du Bregenzerwald
L’habitat dispersé du Bregenzerwald

En direction du Tyrol, les montagnes se font plus acérées, et beaucoup plus rocheuses. Moins de prairies, beaucoup de pins, et du caillou. Plus les tunnels. Paradoxalement, surtout autour d’Innsbruck, la vallée est plus large, il y a une belle bande plate entre les montagnes, et quelques cultures, en tout cas un peu de maïs. J’ai aussi l’impression que du fait des pentes plus fortes, les villages sont plus concentrés dans la vallée, mais ça, il faudra que je le confirme. Je vais peut-être prendre un

2016 08 13 (26) Finkenberg
La vallée de ma pension à Finkenberg – Hochsteg

téléphérique demain, vu que c’est dimanche et que le dimanche je me « repose » !

Personnellement, je préfère les paysages du Vorarlberg, avec toutes les prairies. Les couleurs me plaisent plus, et je préfère les prairies aux cailloux. Mais les torrents et les vallées escarpées d’ici ont aussi leur charme…