Bilan de 18 jours en solo

Jeudi 18 août

Demain, je prends la route direction l’aéroport de Vienne, où je vais chercher JP qui me rejoins pour la suite du séjour. C’est donc le moment de faire le bilan de la première partie du séjour.
18 jours au total depuis lundi 1er août, jusqu’à ce soir, dont seulement 15 intégralement en Autriche. 2 000 kilomètres parcourus, dont 1 000 en Autriche. 6 hébergements différents en France et en Autriche : une chambre de F1, une hutte en bois dans un camping, une tente classique dans un autre camping, une pension, un hôtel, une chambre (plus ou moins) dans une ferme. 4 lieux dans 2 Länder autrichiens qui m’ont servi de « base », des villes et villages visités, une multitude de clochers photographiés. Des sites touristiques et des sentiers de randonnée parcourus. Environ 150 000 pas, soit une centaine de kilomètres à pied ! (Euh, on se calme, par rapport à des randonneurs ce n’est rien, mais bon… Par rapport aux 100 mètres que je parcourais chaque jour pendant le stage, hein !) X€ dépensés ? J’préfère même pas l’savoir ! (Mais j’envoie tous mes remerciements à Indigo grâce à qui deux mois de travail l’été dernier financent sans sourciller un mois de voyage cette année. Vivent les heures sup’ ! Et heureusement que l’Autriche n’est pas chère.) Une quarantaine d’articles sur ce blog. A peu près 500 photos (argl !) déjà datées et légendées (ouf !). 10 séances de méditation. 5 ou 6 livres (ou 7 ?) enfin terminés, ou lus de bout en bout : contes, romans policiers, philo, ouvrage historique et humoristique (en allemand et dialecte tyrolien, celui-là).
6 vrais entretiens avec des agriculteurs, trois visites plus ou moins anonymes, deux entretiens avec des responsables d’Urlaub am Bauernhof.

En chiffres, c’est pas mal ! Pas de doute, j’ai été active, j’ai fait des choses que je n’avais jamais faites, acquis des connaissances sur l’agriculture et le tourisme, appris quelques mots de vocabulaire, développé ma capacité à conduire en montagne et à comprendre l’accent autrichien, campé seule même si c’était dans un camping, abordé des gens (un peu…), mangé des aliments que je ne connaissais pas…
Je n’ai pas vraiment été « à l’aventure », puisque finalement j’ai toujours maintenu un cadre : toujours réservé le logement suivant avant de quitter le précédent, toujours pris le GPS avec moi. Mais après tout qu’importe ? Je ne suis pas une grande aventurière, mais j’ai dépassé mes frontières personnelles, quelques pas tous les jours, et c’est toujours ça de gagné !
Bon, parfois j’ai été ridicule ou prise en défaut, aussi. Comme quand je me suis débattue avec un bocal de courgettes de la maison jusqu’à ce qu’un touriste à côté me propose de l’ouvrir. Ou quand j’ai espéré ne pas payer une demi-journée de stationnement sur un parking où je m’étais arrêtée juste le temps de pique-niquer et que le gars qui contrôle (pas du tout l’air d’un contrôleur…) est arrivé et m’a dit d’aller payer. Bon, du coup j’ai payé, et en partant un quart d’heure plus tard, j’ai remis mon ticket valable encore 4h45 à la borne. Je n’ai pas l’impression d’abuser, et ça a peut-être fait un heureux.
Et au final… si on résume… Ma foi, je suis très heureuse. Ca a été un peu difficile au début, mais j’ai aussi eu de grands moments de bonheur, que ce soit après l’adrénaline du télésiège ou la fatigue d’une randonnée, en sortant d’un entretien particulièrement enrichissant ou en découvrant une jolie église sur l’autoroute, en dégustant du salami tout juste acheté en haut d’une montagne ou en profitant de l’eau tiède du lac de Constance, en admirant une peinture gigantesque d’un réalisme à couper le souffle ou en renseignant des touristes autrichiens (!), en appréciant le confort d’un oreiller dans un nouveau lieu ou en observant les étoiles filantes, en réussissant une belle photo ou après une conversation avec ma soeur ou JP…
Tous ces moments de bonheur tranquille ou d’euphorie, je veux les garder précieusement au fond de mon coeur, pour y puiser énergie, optimisme et sérénité dans les moments plus difficiles qui ne manqueront pas de venir.
18 jours… c’était une bonne durée. J’ai l’impression d’avoir vécu l’essentiel de ce que pouvait m’apporter un tel voyage seule, et maintenant j’entame avec enthousiasme la seconde partie, les vacances en amoureux =)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *