La Princesse des glaces, Camilla Läckberg

Tour du monde littéraire : la Suède

Dimanche 8 avril

La Suède, je l’ai déjà « visitée » avec Katarina Mazetti et ses deux livres Le mec de la tombe d’à côté et Le caveau de famille, ainsi qu’avec Katarina Bivald et sa Bibliothèque des cœurs cabossés (qui soit dit en passant se déroule majoritairement aux Etats-Unis).
J’y fais une troisième escale avec leur premier livre de Camilla Läckberg : La Princesse des glaces (Isprinsessan) que je viens de terminer, et La fille du gardien de phare que j’entame de suite.

La Princesse des glaces est un roman policier, le premier d’une série dont les héros sont une écrivaine, Erica Falck, et un inspecteur de police, Patrik Hedström.
Dans ce premier tome, Erica découvre le cadavre d’une amie d’enfance, qui s’est apparemment suicidée. Mais il s’avère rapidement qu’elle a été assassinée…
J’ai beaucoup apprécié ce roman. Bien que les événements soient dramatiques, et notamment ceux qui, dans l’enfance des protagonistes, ont posé les jalons menant au meurtre, l’atmosphère n’est pas glauque. Tout en dépeignant les aspects sombres de la société (violences conjugales, silence par souci du qu’en-dira-t-on, mauvais traitements sur les enfants, alcoolisme…), l’auteure allège le récit par des moments de bonheur avec une histoire d’amour, la beauté des paysages…
L’intrigue est très bien menée, et m’a tenue en haleine jusqu’au bout. Les personnages découvrent parfois des indices que le narrateur ne partage pas avec le lecteur, mais sans attendre la toute fin du livre pour un dénouement en trois pages non plus !

Du point de vue culturel, on est plongé dans la vie d’un village côtier à une ou deux heures au nord de Göteborg. Un village de pêcheurs en pleine transition vers l’économie du tourisme, avec tout ce que cela implique sur le rachat et le réaménagement des maisons historiques, les changements de mode de vie, le départ des jeunes vers la grande ville…
L’évolution des moeurs est moins spécifique à ce village. On observe, à l’échelle de la Suède, le contraste entre la génération du mariage à vie et celle où l’on divorce, celle de la préservation des apparences et celle où l’on livre ses secrets dans les médias…
Et en termes de géographie, on ressent l’importance de l’alternance entre les longues nuits d’hiver puis les longues journées d’été, avec son influence sur le rythme de vie du village et de ses habitants, sur les paysages…
J’attends maintenant de terminer La fille du gardien de phare pour confirmer ou infirmer certaines impressions, voir mieux ce qui relève de la culture suédoise et ce qui relève de l’imaginaire de l’auteure.

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