Premières impressions et Seecamping

Jeudi 4 août

Outch, utiliser Internet sur ma tablette au camping, ça fait mal au dos. Mais au moins je suis à l’ombre à côté de la réception, vu comme le soleil tape aujourd’hui, c’est mieux !

Première vue du lac de Constance - Allemagne
Première vue du lac de Constance – Allemagne

Je suis donc arrivée hier soir au camping après un trajet éprouvant, mais dont toute la « fin » (en kilomètres c’était la fin, en temps c’était un bon tiers !) était le long du lac de Constance (Bodensee), avec une vue magnifique sous le soleil, l’eau bleue, les voiles blanches, les petites villes… Superbe !
Et quand j’ai débarqué à Bregenz, je voulais aller au camping Mexico, recommandé par le Routard. Bon, il se trouve qu’il est plein, c’est écrit directement à l’entrée, mais que le « Seecamping » juste à côté, lui, a TOUJOURS de la place, c’est noté sur leur site. Bon, c’est normal, c’est une usine ! Il est juste immense, pas la moindre idée du nombre de personnes qu’ils peuvent accueillir là-dedans, surtout que l’organisation est particulière : à l’entrée, on nous demande combien de temps on reste, quelques infos persos et la plaque d’immatriculation du véhicule, puis on nous donne une plaque avec un numéro et on nous dit : « voilà, installez-vous où vous voulez et mettez ça sur votre tente ». Alors là, j’ai commencé à paniquer. Parce que oui il y a de la place, mais pas forcément à l’ombre, et collé contre les autres, ce qui est un peu embêtant. Mais après 20 minutes supplémentaires à tourner en rond, j’ai déniché un coin suffisamment grand, à l’ombre le soir, et à côté d’un camping-car qui partait le lendemain matin, donc que je n’allais pas trop déranger.
Bon, au final, dès qu’ils sont partis, j’ai déplacé ma tente à leur place pour avoir aussi de l’ombre le matin, parce que là, à 8h j’étais réveillée par la chaleur insupportable ^^’
En tout cas, au début je me suis dit que je me mettais là pour une ou deux nuits mais que je n’allais sûrement pas rester vu l’allure du camping, les sanitaires blindés, etc. Sauf que l’ambiance est très sympathique ! Il y a des gens qui jouent de la guitare, tout le monde paraît sympa, il y a à manger et de l’ombre, le lac à deux pas avec des gens qui font des feux de camp, c’est plutôt calme la nuit, et on entend la musique du festival de Bregenz au loin, donc ça me plaît bien ! Ca reste à confirmer, et je peux partir quand je veux, mais pour l’instant je suis bien. Ah, et Internet est gratuit, ce qui est bien pratique vu que je ne suis qu’à moitié en vacances.
Bref, en bilan, pour son ambiance agréable, les arbres quand même nombreux et l’accueil sympathique et rapide (si si, ça envoie le check-in!!), plus la proximité avec le lac de Constance, je recommande ce camping sans problème !

J’en viens maintenant aux surprises de l’installation…
Montage de tente sans problème, même toute seule. Ouf, vu l’heure et la fatigue,  c’était mieux comme ça. Et puis je rouvre mon coffre et je me dis que ça sent bon. Plus précisément que ça sent bon la lessive, or j’ai bien un tube de lessive à la main, liquide, quelque part… Aurait-il fui pendant le2016 08 03 Lac de Constance et Bregenz (13)- voyage ? Je le trouve, je le retourne pour regarder le bouchon, mais non, rien au niveau du bouchon, étrange ! Et c’est là que je m’aperçois que c’est par le fond, complètement dessoudé, que la lessive est en train de dégouliner sur mon sac à dos, ma bouteille d’eau,  dans le coffre… ARGL ! Il n’a pas supporté la chaleur… Bon, j’ai sacrifié une de mes petites boîtes hermétiques pour conserver la lessive et jeté l’emballage, hein.
Il y a aussi des galettes de céréales dont l’emballage sous vide n’est plus du tout collé à la galette… Je ne vais pas traîner pour les manger !
Mais à part ça, tout va bien. Et ma petite boîte autochauffante2016 08 03 Lac de Constance et Bregenz (15)- fonctionne très bien pour réchauffer un plat. Quand il s’agira de cuisson, je verrai…

 

 

 

Le fantasme des autoroutes allemandes

Jeudi 4 août
Bregenz

Hier, j’avais prévu de faire la route jusqu’à Bregenz, de m’installer au camping, et d’aller en repérages à l’office de tourisme et dans la ville, pour savoir ce que je ferais et quand, où je pouvais faire mes courses etc. Et je voulais terminer par une séance Internet pour mettre à jour mon blog et vérifier mes mails. MAIS j’avais oublié que traverser ne serait-ce qu’un petit bout de l’Allemagne, c’est long.
Certains, surtout les amoureux de la vitesse, rêvent des autoroutes allemandes : gratuites et sans limitation de vitesse, quel bonheur en théorie ! Oui mais dans la pratique c’est différent. Elles sont effectivement gratuites, mais elles sont aussi toujours en travaux. Ce qui fait que si parfois il y a bien cinq ou six kilomètres sans limitations de vitesse, la plupart du temps, on est limité à 70 ou 50, et on roule en réalité à une vitesse entre 10 et 30km/h. Embouteillages obligent… Le pire, c’est que parfois, on se retrouve à l’arrêt, et au bout d’un quart d’heure ou une demi-heure on recommence à rouler, là on se dit « ouf, ce n’était pas si long », mais à peine a-t-on dit ça qu’on voit le camion devant freiner brutalement, et rebelote ! On roule au pas pour la prochaine zone de travaux…
Sur la fin, à environ 30 kilomètres de Bregenz, dans plusieurs villages, il m’a fallu entre 10 et 30 minutes pour parcourir 500 mètres ou un kilomètre… Et il faisait chaud… J’ai eu peur pour ma voiture, mais elle a tenu le coup. Moi aussi. Par contre, j’ai eu des surprises en ouvrant mon coffre le soir… Je raconterai ça quand je parlerai du camping.
Le gros avantage de rouler aussi lentement, c’est que j’ai pu profiter des paysages. Parce que oui, c’est magnifique ! Mais ça aussi, ça fera l’objet d’un prochain article… 😉

Jolie Colmar et Osenbach l’isolée

mardi 2 août 2016
Camping d’Osenbach

Me voilà dans le Haut-Rhin pour ma dernière nuit avant la frontière ! Et la journée a été riche en émotions…2016 08 02 colmar (7)-
J’ai quitté sans regret ma chambre de F1 ce matin. Effectivement, mes souvenirs de gamine avaient occulté l’absence d’insonorisation et la propreté limite des sanitaires. Sans parler des gens qui ne comprennent pas qu’une simple clope dans une chambre où il est interdit de fumer peut déclencher l’alarme incendie. Ô joie, ô bonheur… Bon, passons. Grâce à leur oreiller ultra confortable (et ce n’est pas du tout ironique), j’ai quand même bien dormi. Ca ne m’a pas empêchée de faire deux siestes sur le trajet cet après-midi, cela dit !!
2016 08 02 colmar (1)-Ce midi, j’ai mangé une quiche, dans un resto qui s’appelle « En passant par la Lorraine ». Ah ben oui, logique ! Bon, ça sera mon seul souvenir de Lorraine pour ce voyage…
Et cet aprèm (enfin à partir de 17h… les siestes ont beau être courtes, deux, ça allonge le trajet !), j’étais à Colmar. Très jolie ville, qui n’a pas volé sa réputation. Ce qui m’étonne, c’est que dans les quelques heures que j’ai passées dans chacune des deux villes, j’ai l’impression que Troyes est encore « mieux ». Le centre historique y est aussi beau, plus grand, plus homogène… Il lui manque peut-être les canaux pour un charme particulier ? Et si j’ai bien compris, les restaurations y sont récentes, depuis les années 90. Je ne sais pas ce qu’il en est pour Colmar, mais peut-être que c’était plus joli plus tôt.
Bref… Je me suis baladée en ville, miraculeusement épargnée par la pluie 2016 08 02 colmar (4).sauf au moment d’aller manger un bagel délicieux (moui, c’est plus américain qu’alsacien…) et un crumble poire-chocolat à tomber par terre, et j’ai repris ma voiture pour aller au camping où j’avais réservé une « hutte ».
Alors là, j’ai découvert qu’une demi-heure de voiture en partant de Colmar, c’est suffisant pour arriver à la montagne, et j’ai bien fait chauffer mon moteur T_T C’est le début, et il va falloir que je m’adapte. Ma pitite voiture a du mal dans les côtes… Mais quels panoramas ! Malheureusement j’étais en retard pour arriver avant la fermeture de la réception, donc je ne me suis pas arrêtée pour en profiter tranquillement…
J’ai débarqué dans un village perdu, grimpé jusqu’à son point culminant et trouvé le petit camping et son très sympathique gérant. Accueil des plus cordiaux malgré l’heure ! Il y avait même des fleurs fraîches sur la table de2016 08 02 colmar (15)- ma hutte. D’ailleurs, je m’attendais à une tente toile et bois du style de celles d’Indigo, où j’ai travaillé l’été dernier, mais pas du tout. Ca en a vaguement la forme avec son toit pentu, mais c’est 2016 08 02 colmar (16)-tout. C’est beaucoup plus petit : juste une pièce avec deux lits de camp sans matelas au fond et une table devant, pas de coin cuisine. Et ça a des murs et un toit en dur, en plaques de bois et de plexiglas ( ??  Voir la photo !). C’est différent, mais j’aime bien. C’est moins complexe, donc plus camping, même si c’est plus en dur. Et ça doit être nettement moins de travail pour le gérant, puisqu’il n’y a pas de réchaud, de vaisselle, de matelas, de couvertures, de tapis etc !

 

 

Troyes, ville d’art et d’humour

Mardi 2016 08 01 troyes (4)- 2 août

Je ne connaissais Troyes que de nom, je n’avais même pas d’a priori sur cette ville… Pour être tout à fait honnête, c’est par hasard que j’ai décidé de m’y arrêter : la ville semblait se trouver à peu près à un tiers du trajet que je voulais faire en trois jours, et j’y ai trouvé une chambre d’hôtel pas cher. Sur la page de l’office de tourisme que j’ai visualisée pendant quelques secondes tout au plus, de jolies photos m’ont fait dire qu’il y aurait a u moins de quoi passer un moment agréable avant d’aller à l’hôtel me reposer et lire…
Finalement, je n’ai pas eu le temps de lire. Parce que je suis partie plus tard qu prévu le matin, c’est une chose, mais aussi parce que je suis tombée sur un petit bijou !

Une hôtesse de l’office de tourisme m’a vendu pour un euro une carte avec un itinéraire recommandé et l’essentiel des commentaires sur les bâtiments à voir, alors j’ai commencé à déambuler dans le cœur historique magnifique de Troyes. Les maisons à colombages sont magnifiques, tout est restauré, joli, harmonieux… Aucun bâtiment plus récent ne fait tâche dans ce centre qui est pourtant grand ! Il y a bien une rue où j’ai trouvé des bâtiments clairement modernes, mais superbement intégrés. Ils n’imitaient pas du tout l’architecture ancienne, et pourtant, ils ne dénaturaient en rien le paysage… Franchement, on se croirait dans un film d’époque ! J’étais sous le charme…
En plus, il y a une rue qui s’appelle « la ruelle aux chats ». Avec un restaurant, « Chez Félix », je crois. Délicieux =P
Une autre chose que j’ai beaucoup aimée, c’est que les habitants semblent plein d’humour. Première quinzaine d’août oblige, un certain nombre de boutiques sont fermées. Pas au point de donner l’impression d’une ville morte ou vide, mais assez pour s’apercevoir que les commerçants absents trouvent tous un petit mot humoristique à mettre dans la vitrine pour informer de leurs dates de congé… Et à l’entrée de la cathédrale, un petit mot indique qu’en entrant dans ce lieu, on peut ressentir l’appel de Dieu, mais qu’il y a peu de chances pour qu’il nous contacte par téléphone, et que donc il faut éteindre nos portables =D J’ai trouvé la formulation à la fois claire et pleine de tact.
Reste à savoir si la durée maximum du stationnement, fixée à 1h58 dans la zone où je me suis garée, est aussi une blague !

 

 

2016 08 01 troyes (6)-

 

 

 

 

 

La première nuit d’hôtel

Lundi 1er août

Aujourd’hui, première étape : Le Mans-Troyes. Pas long, ça fait la transition pour un départ en douceur. Et ce soir, je dors à l’hôtel, le moins cher que j’ai trouvé à proximité : un F1.Maintenant, je sais que c’est une chaîne pas cher et pas luxe, mais il y a quelques années (deux tiers de ma vie, en fait…), je n’étais pas au courant du tout. C’était la toute première fois que je dormais à l’hôtel. On y était en famille, je ne sais plus du tout pourquoi, et c’était la semaine de mon anniversaire.
Les chambres classiques ont trois places : un lit double, et un lit simple au-dessus. Vu qu’on est cinq, il nous fallait deux chambres, et vu que les enfants étaient encore petits, il y avait un parent dans chaque. Résultat, avec l’argument de mon anniversaire, j’ai négocié pour dormir toute seule dans un graaaand lit. Au final, c’était la première fois que j’allais dans un hôtel, ET la première fois que j’avais un grand lit pour moi toute seule. Résultat, c’est un souvenir impérissable, alors qu’avec du recul, ça paraît sacrément anodin ^^
Ah, et une dernière chose… pour ouvrir les portes, il faut un code. Code que j’avais appris par cœur et retenu pendant des années tellement je voulais être sûre de ne pas l’oublier pendant notre séjour (d’une nuit !!) à l’hôtel…
C’est drôle comme le monde est grand et impressionnant quand on est enfant ! Des années plus tard, quand on revient, tout paraît beaucoup plus petit et banal…

Départ…

Dimanche 31 juillet

Voilà, je crois que je suis parée au départ… Il reste quelques affaires à charger, mais je crois que j’ai prévu tout le matériel nécessaire pour mon mémoire, pour camper, pour visiter…
Hier, avec JP, on a acheté quelques éléments manquants, dont un guide touristique sur l’Autriche. En commençant à parcourir les trucs et astuces du guide, j’ai découvert que sur les autoroutes autrichiennes, il faut avoir une vignette. Il n’y a pas de péage à l’entrée, il faut avoir payé avant le droit d’y rouler pour 10 jours, deux mois ou un an ! Et l’amende, c’est 150€, alors que parfois on peut ne même pas s’être aperçu qu’on était sur une section payante ! Ce qui n’empêche d’ailleurs pas l’existence de péages pour quelques routes ou tunnels, par exemple. Ksss… c’est simple, ça ! Enfin bref, l’essentiel est de l’avoir vu avant d’arriver !
Sur ce, il est temps d’aller faire une bonne nuit de sommeil avant d’entamer la route….

Mémoire de recherche

Jeudi 28 juillet

Puisque c’est l’objet de mon voyage, il faut bien que je présente ce travail…
C’est une part de mon master qui s’étend sur les deux années de cours et de stage. Le but est de faire des recherches sur une question en lien avec le tourisme (puisque c’est un master tourisme), et d’arriver à des résultats qui n’existaient pas avant. Il ne s’agit pas seulement de faire un travail de synthèse, mais bien de créer des connaissances. C’est ambitieux, hein ?
A chaque semestre du master, on rend un travail. Au premier semestre, c’était « l’état de l’art thématique », un travail de synthèse des lectures faites sur le thème choisi par chacun en fonction de ses intérêts et de son projet professionnel. Au deuxième semestre, dans le « projet de mémoire », il fallait définir précisément la question de recherche, la problématique, et décrire la méthode. Au troisième semestre, « l’état d’avancement du mémoire » permettra de dire où on en est, en toute logique, et de parler des premiers résultats. Enfin, au quatrième et dernier semestre, chacun rédigera son mémoire à proprement parler.

En ce qui me concerne, j’ai choisi de travailler sur l’agritourisme, et plus particulièrement de comprendre pourquoi il y en a si peu en France. D’après ce que j’ai pu lire et voir, il y a bien de la demande pour visiter des fermes, y passer des vacances etc, mais il y a peu d’agriculteurs qui se lancent dans ces activités… Pourquoi donc ? J’ai encore un an pour trouver un élément de réponse, ou éliminer une hypothèse, ce qui serait déjà pas mal.
Mon outil principal sera les entretiens que je vais mener en Autriche, mais surtout en France, avec des agriculteurs et d’autres personnes impliquées dans le secteur. D’où le voyage en Autriche.

Par mots et par vents

Un vent de bonheur…

– Avis Touraine Terre d’Envol –

Pendant mon stage en Touraine, une opportunité exceptionnelle s’est présentée… On m’a proposé, au pied levé (!) un vol en montgolfière. Il fallait dire oui ou non dans l’instant, dire son poids (c’est important pour la durée de vol et tout…), et voilà ! Le soir, je suis donc partie un peu plus tôt du travail pour récupérer un pull (superflu… c’est plutôt une casquette pour me protéger du brûleur qu’il aurait fallu !) et mon appareil photo, et zou ! En route, ou plutôt en vol !

Vol en montgolfière d’une heure au-dessus de la Touraine, plus précisément du château de Brou (Saint-Epain) à… ben je ne sais pas en fait ! Avec Touraine Terre d’Envol. Oui, je fais de la pub, parce que si j’ai trouvé l’expérience aussi extraordinaire, c’est surtout grâce à eux. Des Lituaniens ! Forcément, quand le pilote a dit son prénom, j’ai compris d’où il venait et il m’est tout de suite devenu sympathique. En plus, il fait vraiment bien son métier ! On a participé à l’installation et au rangement de la montgolfière, il nous a raconté des anecdotes sur le paysage mais aussi sur les ballons en général, et même sur sa vie personnelle. Et à l’arrivée… aaaah, je ne peux pas décrire l’arrivée, parce que c’est un peu la surprise, la cerise sur le gâteau, et que comme je vous recommande le vol et la compagnie, je ne veux pas gâcher le plaisir !
Donc si vous allez en Touraine (et que vous avez le budget nécessaire, argl !), n’hésitez pas une seconde, ça en vaut la peine, et ça ne donne pas le vertige !

DSCF9852 - DSCF9870 -DSCF9901 -Photos du 18 avril – DSCF9876 -

Si on résume, mon avis sur Touraine Terre d’Envol, c’est que c’est génial ! Merci pour 2016, et peut-être à bientôt ?

Edit 22 décembre 2016 : ils ont mis en ligne une super vidéo sur youtube, où on voit même le château de Villeperdue, le village où j’habitais pendant mon stage (entre une minute et une minute sept) :

Leur site : http://www.loire-et-montgolfiere.com/

 

Mais au fait, pourquoi l’Autriche ?

Jeudi 28 juillet

« Pourquoi ? » La question classique… Mais cette fois, j’ai une réponse scientifique, si si !
Pour mon mémoire, je travaille sur les activités touristiques dans les exploitations agricoles : visites, hébergement… Il se trouve qu’en France, seulement 2% des agriculteurs proposent une prestation de ce genre. En Autriche, en revanche, ils sont 10%. Bon, en Suède, c’est carrément 20%, mais je ne parle pas suédois, et même si beaucoup de gens parlent anglais là-bas (il paraît, en tout cas), ça fait deux barrières linguistiques : entre le suédois et l’anglais pour eux, et entre l’anglais et le français pour moi… C’est trop. Ajoutons que la Suède, c’est cher, et que pour voyager en voiture, l’Autriche, c’est moins loin, et il n’y a pas de mer à traverser ! Même chose pour le Royaume-Uni et ses 7% : il faut traverser la Manche, et en plus ils roulent à gauche ! Alors j’ai décidé d’associer les raisons scientifiques aux raisons pratiques, et j’ai opté pour l’Autriche.
Et puis… il faut bien le dire, l’Autriche est un pays où je ne suis jamais allée et qui m’attire. Quitte à avoir fait des années d’allemand intensif, autant aller découvrir le deuxième grand pays germanophone !
D’ailleurs, en parlant de la langue… Pour ceux qui se poseraient la question, oui, on parle bien allemand en Autriche. A peu près comme on parle français au Québec ! Donc… je ne sais pas si je vais bien comprendre les gens. La majorité certainement, d’autant qu’à l’école, de ce que je sais, ils apprennent l’allemand « standard ». Mais certains auront un accent plus ou moins prononcé, et utiliseront des mots de dialecte… Alors on verra bien !

Par mots et par vont

Jeudi 28 juillet 2016

Depuis quelques années déjà, je voyage, je découvre… De la petite et méconnue Lituanie au grand-ouest canadien, de l’Allemagne moteur de l’UE au Royaume-Uni eurosceptique et bientôt même plus membre de l’Union…
En rentrant de Lituanie, j’avais dit vouloir mieux connaître mon propre pays, et c’est ce que j’ai fait cette année en découvrant Oléron pendant deux mois, et la Touraine pendant un long stage. C’est l’avantage d’une formation en tourisme comme la mienne : quand on est quelque part, ça fait partie du travail de s’atteler à visiter les lieux !
Cela dit, et même si ces deux expériences ont été riches et passionnantes, l’aventure me manquait. L’écriture aussi. Capturée dans le quotidien d’une formation intense, dans des compromis faits de mon propre chef, je déprimais un peu de ne plus être dans l’énergie d’un départ, de la projection vers des horizons lointains et nouveaux…
Alors quand mon tuteur de mémoire a demandé pourquoi je ne me servirais pas de la comparaison avec un autre pays pour étudier mon sujet, j’ai sauté sur l’occasion ! Les lectures de mon « état de l’art thématique » ayant permis de justifier un voyage, j’ai approfondi le projet, choisi la destination, je me suis débrouillée pour avoir un stage pas trop long qui me laisse le mois d’août libre, et voilà. Lundi, je pars en Autriche pour un mois ! En voiture, avec un GPS, une tente, un dictaphone, quelques précautions, mon appareil photo et toutes mes économies*, je vais sillonner les petites routes pour rencontrer des agriculteurs, et en profiter pour admirer les paysages de ce pays où je ne suis jamais allée mais qu’on me dit si beau.

Papillon par mots et par vont, c’est mon nouveau blog, celui qui suit Papillon lituanien, Papillon canadien, Papillon en Allemagne et Papillon gallois. Le troisième hébergé par mon frérot pour me sauver des griffes des dragueurs-spammeurs du précédent site, merci ! =D Mais ce ne sera pas seulement le blog du voyage en Autriche, ce sera le blog de mes pérégrinations par monts et par vaux au fil des années qui viennent, celui où je mets des mots sur mes voyages et mon quotidien… Car le quotidien aussi est une découverte !

J’en profite pour dire ou redire que les commentaires, même de deux mots, me font très plaisir. J’aime bien avoir de vos nouvelles, savoir ce que vous pensez de mes réflexions, si je me suis royalement plantée quelque part, si j’ai manqué quelque chose à trois kilomètres de mon camping, etc… Alors n’hésitez pas 😉

* Euh… pas dans la poche, hein. Pas la peine d’essayer de me braquer, ça ne donnera rien !